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lundi 12 mars 2012

ADOLESCENT, QUI ES-TU ?

            
                Cher Sonagnon
         Chose promise, chose due! Comme je te l'avais promis, je reviens sur ta question relative aux types d'identités dans l'adolescence. Il est fondamental d'en avoir une idée claire et nette.  Mon cher Neveu, pour satisfaire ta curiosité, je te propose les résultats des travaux d'un expert, Berger (2000, p.342) sur la question. Lesdits résultats sont synthétisés dans le tableau ci-dessous.

Types d'identités
Identité sur-déterminée
Identité 
diffuse 
ou 
confuse
Identité 
négative;
Identité en moratoire
Identité 
en voie de réalisation 
ou identité réalisée
Indications:
en face les sens des identités; 
ci-dessous, quelques autres points de distinction
l'individu accepte valeurs et idéaux établis par ses parents, souvent sans remise en cause
L'individu manque d'énergie à rechercher son identité
id. ngtive: refus des
rôles suggérés par les parents;
id. mtoire:
arrête la formation de son identité,
essaie divers compor-tements
sans choix définitifs
l'adolescent sait ou est entrain de savoir qui il est sur les plans sexuel, vocationnel et idéologique
Anxiété
Réprimée
Modérée
Forte
Modérée
Attitude
 à l'égard
des
parents
Amour et respect
Repli sur soi
Tentatives de distanciation
Amour et sollicitude
Estime
de soi
Faible (à la merci des autres)
Faible
Forte
Forte
Identifi-cation ethnique
Forte
Moyenne
Moyenne
Forte
Préjugés
Forts
Moyens
Moyens
Faibles
Niveau de jugement
moral
Pré-conventionnel (agit pour éviter les punitions et obtenir des récompenses) ou conventionnel (respect des lois et normes sociales)
Pré-
conven-tionnel ou conven-tionnel
Conven-tionnel
 ou post-conven-tionnel (agir motivé par le bien commun ou des principes universels
qui peuvent primer les normes de
la société
ou les désirs de l'individu)
Conven-tionnel ou post-
conven-tionnel
Dépendance
Très forte
Forte
Aucune
Aucune
Processus cognitifs
Simplifie les questions complexes; opinions et décisions influencées par
les autres et par les normes sociales
Complique les questions simples; choix personnels
et idéologiques influencés
par les autres
Réflexion; décisions reportées à plus tard; indépendance par rapport aux opinions des autres et aux normes sociales
Réflexion; prise de décision suite
à la
collecte d'infor-mation
et à la consu-ltation
Satisfaction
tirée
des études
Élevée
Variable
Très faible (chan-
gement probable d'orientation)
Notes élevées
Relations inter-
personnelles
Stéréo-
typées
Stéréo-typées ou inexistantes
Intimes
Intimes
Source : Adapté d'une recherche présentée in Berzonsky, 1989; Kroger, 1993; Marcia, 1980; Streimatter, 1989, cit. in Berger, 2000, 342


                Mon cher neveu, il y a quelques remarques à observer par rapport à ce tableau:

1- Les informations contenues dans la grille ne constituent que des résultats de recherches, donc sont des données qui peuvent varier selon des contextes: ne pas en faire un usage rigide et fanatique. Toutefois, elles permettent une idée panoramique des identités.

2- Ne pas faire de cette grille une fenêtre d'optique pour observer les autres, les figer dans des clichés ou les étiqueter. Telle n'est pas la finalité de la Psychologie: le souci des psychologues est de comprendre afin d'aider.

3- Ne pas partir de cette grille pour tomber dans une vision négative de soi-même (dans le cas d'une identité négative par exemple). L'être humain, à la fois complexe et délicat, échappe à des clichés figés une fois pour toutes. Le mieux est de le voir toujours dans un processus dynamique croissance. D'ailleurs, comme je l'ai noté dans la lettre 5 en m'appuyant sur Waterman (1985) de nombreux adolescents développent d'abord une identité surdéterminée ou une identité diffuse, puis une identité en moratoire avant d'atteindre une identité réalisée. Courage donc à chacun dans la construction de son identité. Cher Sonagnon, si ce tableau avec ces informations t'apportent un peu de satisfaction, je tournerai ne serait-ce que provisoirement la page des identités pour aborder dans un bref délai la question des crises et des conflits entre adolescents et parents. A très bientôt donc.

Ton Oncle,
Père Coffi Roger ANOUMOU
Rome

1) Berger, Kathleen S. (2000), Psychologie du développement, Traduit par Marie- Claude Désorcy, Modulo Éditeur, Mont-Royal (Québec), Canada.

 2) Berzonsky, Michael D. (1989). Identity style: Conceptualization and measurement. Journal of adolescent Research, 4,268-282.

3) Kroger, Jane. (1993). Ego identity: An overview. In J. Kroger (Ed.), Discussions on ego identity. Hillsdale, NJ: Erlbaum.

4) Marcia, James E. (1980). Identity in adolescence. In J. Adelson (Ed.), Handbook of adolescent psychology. New York: Wiley.

5) Erikson, Erik H. (1968). Identity, youth, and crisis. New York: Norton.

6) Erikson, Erik H. (1975), Life history and the historical moment, Norton, New York.

7) Streitmatter, Janice L. (1989). Identity status development and cognitive prejudice in early adolescents. Journal of Early Adolescence, 9, 142-152.

8) Waterman, Alan S. (1985), Identity in the context of adolescent psychology. In Alan S. Waterman (Ed.), Identity in adolescence: Processes and contents: Vol 30. New directions in child development, Jossey Bass, San Francisco. 





mercredi 30 novembre 2011

" QUI SUIS-JE ?"



Un groupe d'adolescents attendant le Pape Bénoit XVI à Cotonou, le 19.11.2011.

Mon cher neveu,

De ce que je t’avais un peu dit sur le contenu de la psychologie du développement, tu souhaites que je t’explique davantage la question du « Qui suis-je ? » pour un adolescent comme toi. Mon cher Sonagnon, je t’avoue que tu poses là une question de grande portée. Je ne voudrais pas t’entraîner sur le sentier rocailleux des grandes théories psycho-scientifiques, je m’efforcerai de te trouver un langage adapté, toutefois il te faudra quand même un peu d’attention pour suivre et comprendre.
« Qui suis-je ? » est une question importante pour tout individu à certains moments de la vie. Pour un adolescent, « qui suis-je ? » signifie le devoir de construire son identité, mais attention ! ce n’est pas toujours une simple affaire !

Les crises, phénomènes liés à toute croissance
Avant tout, quand nous parlons d’adolescence, dans quelle tranche d’âge nous situons-nous ? Selon les auteurs, il existe différentes considérations, mais convenons, en Psychologie de l’éducation, avec Erickson et Berger, que l’adolescence globalement se situe dans la tranche d’âge comprise entre 10 et 20 ans (Berger, 2000, p. 283). Cette tranche d’âge ne doit pas être considérée de manière fermée et rigide parce que les phénomènes de l’adolescence parfois s’observent même au-delà des 20 ans. La période de l’adolescence est caractérisée par les changements biologiques liés à la puberté et aussi souvent par des crises : le petit garçon ou la petite fille qui, hier, voulait être comme papa ou maman qu’il prenait comme les meilleurs modèles du monde, devient maintenant un adolescent qui commence à tout remettre en cause. Une sorte de changement s’est opéré dans le jeune. La révolte, l’entrée en rébellion contre les parents et les conflits avec eux interviennent souvent en ce moment. Je reviendrai dans une autre lettre sur ce rapport conflictuel de l’adolescent avec ses parents, mais ce qui est fondamental tant pour le jeune que pour les parents est de ne ni dramatiser à outrance cette situation, ni désespérer du jeune comme d’un individu irrécupérable. Il faut considérer les crises comme des phénomènes normaux dans le processus de toute croissance. Désormais donc, l’adolescent s'éloigne de ses parents et préfère plutôt fréquenter le groupe des pairs ou amis d’âge (Berger, 2000, p. 339); pour lui, c’est le bon cadre de référence pour se mesurer aux autres, connaître ses compétences ainsi que  ses futurs engagements dans la société (Erikson, 1975). Ce qui préoccupe désormais l’adolescent, c’est le sens de sa vie et son identité où l’image corporelle revêt une grande importance, surtout pour la fille qui, parfois, passe des heures devant le miroir.
Cher Sonagnon, le « Qui suis-je ? » doit se monnayer sous forme d’autres questions : Quel est mon âge et qu’est-ce que cela implique pour moi ? Suis-je un garçon ou une fille ? Quelles sont mes compétences et résultats scolaires ?, qu’est-ce que j’aime faire, quels sont mes talents, quelles sont mes inclinations amoureuses, quelle est ma conduite morale, quel est le sens de ma vie ? etc… Trouver des réponses sincères à ces questions et réaliser son identité, voilà deux exigences que l’adolescent doit satisfaire pour devenir adulte). Nous pouvons ici nous permettre un véritable rapprochement avec l’initiation dans la tradition africaine qui a lieu pour le ou la jeune vers l’âge de  16 ans et qui marque son passage à l’âge adulte (Moumouni, 1998, 33).

Les multiples identités possibles
Sonagnon, comme tu le vois, il s’agit d’un processus psychosocial délicat et parfois perturbateur pour l’adolescent lui-même, mais il vaut mieux être informé pour être tranquillisé. Le processus peut varier d’un individu à un autre et parfois durer plusieurs années. De l’étude des chercheurs, certains jeunes n’entrent pas forcément en rébellion contre les parents et les figures d’identification de leur enfance. D’ailleurs, dans une société traditionnelle, on remarque que la formation de l'identité se déroule relativement sans heurts. Une adolescence sans remise en cause tapageuse n’est donc pas une anomalie ; pour les chercheurs, un jeune qui intègre dans le calme et le consensus les valeurs précédemment reçues a simplement une identité surdéterminée. Il existe d’autres types d’identité comme l’identité réalisée, l’identité négative, l’identité en moratoire et l’identité confuse (Berger, 2000, p. 340). Ce dernier type, selon les chercheurs, est l’identité des adolescents qui ne consacrent pas d'énergie à la recherche de leur individualité. Ces jeunes ont parfois de difficulté à faire leurs travaux scolaires et à réfléchir à leur avenir : ils n'ont pas encore une idée claire de ce qu'ils sont et de ce qu'ils veulent devenir (Waterman, 1985). Il est vrai que de nombreux adolescents traversent diverses périodes, développant d'abord une identité surdéterminée ou une identité diffuse, puis une identité en moratoire avant d'atteindre une identité réalisée. Mais mon cher neveu, le « qui suis-je » s’identifie au devoir du « connais-toi, toi-même ». Sortir avec les amis, se divertir, aller au bal, jouer au football etc., sont légitimes, mais ne doivent pas te faire oublier ce devoir vital de construction de ta personnalité et de ton identité : alors Sonagnon, quelle est ton identité ? quel type de jeune es-tu ?

Ton oncle Coffi Roger Anoumou

Berger, Kathleen S. (2000), Psychologie du développement, Traduit par Marie- Claude Désorcy, Modulo Éditeur, Mont-Royal (Québec), Canada.
Erikson, Erik H. (1975), Life history and the historical moment, Norton, New York.
Moumouni, A. (1998), L’éducation en Afrique, Présence Africaine, Paris.
Waterman, Alan S. (1985), Identity in the context of adolescent psychology. In Alan S. Waterman (Ed.), Identity in adolescence: Processes and contents: Vol 30. New directions in child development, Jossey Bass, San Francisco.

mercredi 30 mars 2011

« Pourquoi les politiciens font-ils des promesses irréalistes ? »

Cher Sonagnon,

Merci de ton dernier courrier où tu m’as dépeint l’ambiance socio-politique qui prévaut actuellement dans notre pays à quelques jours des élections présidentielles. Dans la même lettre, tu m’as demandé pourquoi les politiciens font des promesses irréalistes.

Mon cher neveu, on ne peut pas absolument mettre en doute la bonne foi de nos candidats aux élections présidentielles. Toutefois, j’ose croire que nombre d’entre eux jouent sur la corde de la psychologie des pauvres. Ils font miroiter un bonheur qu’ils ne sont pas nécessairement en mesure de procurer. Le jeu semble à la faveur de celui qui peut ‘séduire le plus’. Dans cette logique, les campagnes électorales prennent l’allure de véritables compétitions de promesses faramineuses (crédits, argent…). Devant des discours théoriquement jonchés des milliards avec la garantie que beaucoup de choses (soins, scolarité, etc…) deviendront gratuites chez nous, l’homme non averti sombre dans le rêve et oublie les vraies questions. Mais si nos politiciens se permettent un tel ‘chantage’, n’est-ce pas parce que sur ce terrain de la pauvreté, chacun d’eux est conscient d’être perçu comme le ‘Messie’ détenteur de la clé de toutes les solutions ? Les problèmes des citoyens peuvent-ils vraiment être résolus sans le concours et l’engagement personnel de chacun ?

Mon cher Sonagnon, pour être bref, je voudrais te laisser méditer les propos suivants : « Un homme qui attend tout de l’Etat, dont il pense que c’est une émanation céleste qui a le pouvoir de créer de l’argent venu de nulle part, n’est pas un citoyen ; un citoyen, c’est quelqu’un qui est conscient qu’il contribue à l’édification de la société par son labeur. Tant que ceux qui votent ne comprendront pas que l’Etat n’est pas un distributeur automatique de billets, mais seulement un gestionnaire de leur argent, il ne pourra pas y avoir de démocratie véritable dans notre pays.» A toi fructueuse méditation, et à notre cher pays, Bonnes et Pacifiques élections !


Ton Oncle P. Coffi Roger ANOUMOU


1) Roland RIBOUX in Michel-Robert GOMEZ et Adrien HUANNOU, L’Education au Service du Développement du Bénin, CAAREC Editions, Cotonou, 2009, p. 4

lundi 21 février 2011

Quel est ton pays ? (Suite et fin)

Mon cher neveu,
Comme promis, voici la suite du courrier que je t’ai adressé, où je te parlais de l’affinement de ma conscience patriotique ici en Europe. La question bien évidemment est « quel est ton pays ? ».

Mon cher Sonagnon, ne pense pas qu’il soit toujours simple d’apaiser la curiosité des gens avec une simple mention de nom. A travers la demande « quel est ton pays ? », il faut comprendre que la réelle préoccupation de tes interlocuteurs est de savoir quel type de cliché mérite ta provenance nationale. En effet, à l’échelle mondiale, chaque pays porte une image constituée de plusieurs facteurs. Il y a des pays connus parce que tristement célèbres : ce sont, par exemple, des pays quotidiennement évoqués dans les médias internationaux parce que troublés par des guerres et des conflits armés. Dans cette catégorie, rentrent aussi malheureusement des pays frappés par des catastrophes naturelles, des calamités, des tremblements de terre, des épidémies, des famines à grande échelle.
Contrairement à cet ensemble, il y a aussi les pays réputés pour leur influence mondiale, leur puissance économique ou même pour leur performance sportive (victoire dans des compétitions mondiales). Ce sont des pays dits développés et considérés comme grands. La grandeur ici n’est pas une question de superficie. La Suisse est bien petite en taille géographique, toutefois elle constitue un point de mirage dans le monde.
Un autre groupe est celui des pays pauvres ou pays du tiers monde. Ces pays sont les sanctuaires ordinaires et connus de la misère, de la famine, d’où proviennent généralement des images d’enfants décharnés aux yeux hagards, de malades di Sida en phase terminale… Cette étiquette est celle qu’on colle facilement à notre cher continent l’Afrique et à ses pays. En chaque africain, on voit un « éventuel misérable » obligé de quitter son pays, un « mendiant potentiel » prêt à vous troubler la conscience par ses éternelles jérémiades, en somme, « un problème. »
Mon cher neveu, ce cliché, au-delà de son caractère peut-être provocateur, est interpellateur. Nous devons œuvrer à conférer à nos pays africains ainsi qu’à tout le continent une image positive et honorable. Que la Paix, l’Unité, le Développement soutenus par nos valeurs culturelles africaines soient les vrais pôles de notre philosophie de vie. Un tel projet comporte pour nous un grand nombre d’implications sur lesquelles je reviendrai dans mes prochaines lettres. Porte-toi bien.
Ton oncle P. Coffi Roger Anoumou.

dimanche 6 février 2011

QUEL EST TON PAYS ? (1)



En " SONAGNON" qui signifie dans une langue africaine "Demain sera meilleur" se retrouve chaque jeune africain, appelé à incarner un meilleur avenir pour le continent.


Cher Sonagnon,
J’ai bien reçu ta lettre dans laquelle tu voulais savoir les questions que les européens me posent souvent ici. Tu as raison car les européens ont une curiosité insatiable ; il semble que leur façon de ‘s’intéresser’ à une personne, c’est de lui poser des questions. Parmi leurs curiosités, la question la plus fréquente est : « quel est ton pays ? ». Parfois, elle est autrement formulée : « De quel pays viens-tu ? » ; « D’où viens-tu ? » ; « De quelle partie de l’Afrique es-tu ? »

Mon cher neveu, je ne me rappelle pas le nombre exact de fois où l’on m’a posé cette question, mais je puis t’assurer qu’elle m’a été adressée plus d’un millier de fois. J’ai même l’impression que pour l’européen, c’est ton pays qui remplace ton père, ta mère et même ta famille. La belle preuve est qu’ils m’ont rarement demandé qui est mon père, ma mère ou ma famille.

De cette expérience, je pense avoir tiré une belle leçon. En effet, cette demande très fréquente au sujet de mon pays a fini par forger en moi une conscience patriotique plus affinée que celle que j’avais au pays. Je me suis demandé, avec un pincement au cœur, pourquoi il fallait affronter cette situation de séjour à l’extérieur avant de voir émerger en moi ce type particulier de conscience patriotique.

Cher Sonagnon, ce que je te dis va bien au-delà d’une simple fierté nationale. C’est quelque chose qui, je pense, ne préoccupe pas souvent dans la routine quotidienne et la tranquillité qu’on éprouve chez soi où tout semble aller de soi. Mais une fois hors de ta patrie, tu te rends mieux compte que provenir de tel ou tel pays est une affaire sacrée. Avoir une appartenance nationale devient pour toi un besoin vital. Quand tu voyages à l’extérieur, ton pays te suit. Il te couvre de son manteau. Ta dignité vaut sa dignité, ton histoire se lit dans son histoire. Je comprends maintenant pourquoi certaines personnes voyagent toujours avec un petit drapeau de leur pays en poche.

Si tu faisais mon expérience, tu te rendrais compte de combien il est important d’honorer son pays partout. N’attends pas de te retrouver hors du tien avant de t’acquitter de ce devoir sacré. Ce qui se vit dans ton pays est ce qui le fait connaître et lui confère son image à l’extérieur. A ce sujet, je te vois justement curieux de savoir quelle est l’image que donne l’Afrique à l’extérieur ? La réponse, dans ma prochaine lettre, mon cher Sonagnon.

Père Roger ANOUMOU, Psychologue de l’Education.